La flambée des taux de frets pétroliers commence à avoir un impact sur la compétitivité du pétrole américain. Il en coûte $ 5 le baril pour expédier du pétrole du golfe du Mexique vers l’Asie du Nord contre $ 1,25 pour le pétrole du Moyen-Orient. Or le WTI arrivé à Houston ne coûte que $ 2.61 de moins que le Brent (données de la mi-octobre 2019). À la mi-octobre, les taux pour affréter un supertanker du Golfe pouvaient dépasser les $ 20 millions soit plus de $ 10 par baril. Par la suite, les taux sont un peu retombés. La tension la plus forte pèse sur les VLCC. Sur 700 navires de ce type dans le monde, 60 sont à l’arrêt pour adapter des «  scrubbers » rendus obligatoires par les règles IMO et 26 sont touchés par les sanctions américaines.

Ce sont JP Morgan, Goldman Sachs, Citibank et BNP Paribas qui avec Shell ont géré le programme de hedge des exportations de pétrole au Mexique pour 2020 à hauteur de un milliard de dollars sur une base de $ 49 le baril pour le brut mexicain.

D’après Reuter, l’OPEP a produit en octobre, 29,59 mbj de pétrole, 690 000 bj de plus qu’en septembre. À 9,9 mbj, la production saoudienne est en hausse de 850 000 bj.

En août, la production américaine de pétrole a battu un nouveau record d’après l’EIA à 12,4 mbj. Record aussi pour la production de gaz naturel à 104,2 milliards de pieds cubes.

Le président Jair Bolsonaro souhaite que le Brésil adhère à l’OPEP ! En août, le Brésil a produit 3,1 mbj de pétrole.

Partager sur les réseaux sociaux :